Nos ancêtres vivaient vieux, pourquoi avoir menti ?

ancetre berbereCher(e)s Amazigh(e)s, vous l’avez sûrement entendu dans les manuels d’histoire, nos ancêtres (amzighs et autres) ne vivaient pas vieux et mourraient très jeunes. Nous vous invitons à lire cet article très intéressant. DES ENFANTS qui disparaissent en bas âge, des femmes qui souvent ne survivent pas à l’accouchement, des gens vieux à 30 ans et qui dépassent rarement la cinquantaine : l’image que nous nous faisons de la mortalité de nos ancêtres est complètement fausse ! C’est ce que révèle une étude publiée aujourd’hui par l’Ined (Institut national des études démographiques) dans son numéro de juin de « Population Sociétés ».

Jusqu’à présent, les historiens disposaient uniquement des registres paroissiaux qui consignaient naissances et décès, mais seulement à partir du XVII e siècle. Pour les époques plus reculées, a fortiori la préhistoire, la tâche a toujours été rude. « Afin de savoir à quel âge mouraient nos lointains ancêtres, la méthode appliquée depuis les années 1930 consistait à examiner les squelettes dans les cimetières, explique l’auteur de l’étude, Claude Masset, du laboratoire d’ethnologie préhistorique du CNRS/université Paris-I. Mais, selon nous, cette technique a donné des résultats erronés. »
Déjà des centenaires
L’amélioration des connaissances des os a ainsi permis de revoir radicalement les théories des historiens. Les scientifiques se sont en effet aperçus que les sutures crâniennes des femmes vieillissaient plus rapidement que celles des hommes. Autrement dit, on avait tendance à rajeunir l’âge des cadavres féminins. « Du coup, on surestime la mortalité des jeunes femmes, poursuit Claude Masset. A commencer par la mortalité en couches qui, certes, était élevée (NDLR : de 1 à 3 % des cas) , mais pas autant qu’on l’a cru. » Autre conclusion de Claude Masset : s’ils passaient le cap de l’enfance, nos ancêtres reculés pouvaient raisonnablement espérer vivre jusqu’à 55 ans en moyenne, tout comme leurs descendants des XVII e et XVIII e siècles. « Mais il y avait aussi des vieillards, des personnes qui atteignaient les 90 ans, voire des centenaires. » Le chercheur cite un célèbre exemple historique : le pharaon Pepi II, qui vivait 2 000 ans avant Jésus-Christ et a fini par mourir à plus de 100 ans après avoir régné 94 ans !

Le Parisien

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