Le turc Erdogan, phénix de l’empire ottoman

ErdoganPar La Voix de la Russie | « La Turquie renait de ses cendres », assure Recep Erdogan. Les analystes s’intéressent plutôt aux changements dans la politique étrangère d’Ankara. À partir de 1923 jusqu’à présent, le chef de la Turquie était élu par le Parlement du pays. Mais récemment, des changements ont été apportés dans la constitution. Et Erdogan est devenu le premier président moderne de la Turquie choisi par suffrage universel direct. Aux élections, il a reçu près de 52 % des voix.

Les acquis économiques sont devenus l’argument principal de la présidence d’Erdogan, trouve le politologue Stanislav Tarasov.

Le parti d’Erdogan, pendant qu’il était au pouvoir dans le pays, a obtenu en effet des succès économiques surprenants. La Turquie s’est procurée une place stable dans le G20, et Erdogan a encouragé ces acquis économiques.

Le même pragmatisme, propre à Erdogan à l’intérieur du pays, définira la politique étrangère de la Turquie sous sa direction, estime le président de l’Institut du Proche-Orient Evgeny Satanovsky.

« Je ne pense pas qu’Erdogan fasse, en tant que président, quelque chose de différent par rapport à ce qu’il faisait en qualité de Premier ministre. La Turquie entretiendra avec la Russie des relations excellentes tant qu’elle n’aura pas remplacé sur le marché le gaz et le pétrole russe, qu’elle n’aura pas arrêté le commerce russo-turc, et tant que la centrale nucléaire d’Akkuyu ne sera pas construite (elle doit assurer de 5 à 10 % du bilan énergique de la Turquie). Ce n’est pas par hasard que la Turquie, membre de l’OTAN, ne laisse pas entrer dans la mer Noire les porte-avions américains. Elle l’explique par les paramètres tout à fait légitimes du tonnage. Pendant la guerre géorgienne d’août 2008, pendant la crise en Crimée, elle ne l’a pas permis. De plus, les compagnies turques disent qu’elles investiront dans le développement de la Crimée et aujourd’hui, elles participent déjà aux appels d’offres. »

La politique de Recep Erdogan était souvent qualifiée d’imprévisible. Mais tout simplement, ce politique « joue souvent sur plusieurs échiquiers à la fois », remarque le conseiller principal de l’Institut Russe des études Stratégiques Vladimir Kozine.

« D’une part, il entre en polémique avec Israël au sujet de ce qui offense les Palestiniens. D’autre part, il veut, tout comme l’Ouest, renverser Bachar el-Assad en Syrie. Il se prononce pour la stabilisation de la situation dans la région et dans le monde entier, mais accueille simultanément sur son territoire l’arme nucléaire tactique américaine. »

Les analystes expliquent une telle diversité d’intérêts de la politique étrangère d’Erdogan par le fait que le nouveau président est un adepte de la politique appelée « néo-osmanienne ». Son but est de ramener partiellement à la vie l’empire ottoman dans une forme moderne, faisant de la Turquie un centre régional de force.

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