L’Azawad ne veut pas du Mali

azawad-independanceLa quasi-totalité des médias s’accordent à dire que les élections qui s’étaient déroulées dimanche au Mali étaient sans enthousiasme. L’élection a été largement boudée notamment dans les villes de l’Azawad après une campagne terne. En effet, le jeu semble ne plus convaincre personne.

L’absence d’affluence dans les bureaux de vote confirme que l’Azawad ne veut pas du Mali. Ce qui s’y passe ne l’intéresse pas. Les Azawadiens l’ont exprimé à leur manière. A titre d’exemple, à Talataye, à 180 kilomètres à l’est de Gao, sur les 11 000 inscrits seuls 4 électeurs ont pu déposer leur bulletin dans l’urne, « le vote ayant été en partie empêché par des manifestations d’indépendantistes touaregs », nous apprend le quotidien Le Monde dans son édition de ce mardi 26 novembre. Des indépendantistes ont manifesté dans cette ville et procédé à la saisie du matériel électoral pour empêcher le déroulement du vote. A Ajoulnoub, au sud de Tombouctou, dix-huit urnes ont été dérobées par des hommes armés. A Kidal, où des vitres de voitures ont été brisées par des manifestants, l’affluence était aussi insignifiante. « Dans certains bureaux de vote, il y a même plus d’agents électoraux que d’électeurs », selon Oumar Touré, responsable local de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), cité par l’AFP. Ce boycott massif des élections intervient alors que la colère des Azawadiens gronde contre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui n’a pas su les protéger et défendre leurs intérêts. Pour rappel, le MNLA a cédé des bâtiments stratégiques à Kidal aux casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) et à l’armée malienne malgré des manifestations presque quotidiennes organisées dans cette même ville contre le retour des autorités maliennes. Les images de blindés de l’armée française et des militaires français en train de disperser violemment des manifestantes pacifiques prouve plus que jamais que l’Azawad a besoin d’être libre et indépendant. Céder Kidal aux Maliens, c’est offrir à nouveau les Touaregs en pâture à la barbarie de l’armée malienne. Seule solution possible : l’indépendance.

Autre signe de tension : la ville de Kidal, la capitale touarègue, est toujours placée sous haute surveillance. Aucun leader politique malien n’y est allé faire campagne lors des élections du 24 novembre. Preuve aussi que cette ville, « non sécurisée » selon eux, leur échappe malgré tous les discours et toutes les forces militaires déployées sur place.

Il est temps que le MNLA renoue avec la lutte (armée, politique et diplomatique) pour la libération de l’Azawad.

L. Azergui

Source: neocultureamazighe

Categorie: Actualités, Mali Tags: , , , , , , , , , , ,

Vous pourriez aimer:

Nord du Mali: naissance d’un groupe armé opposé à l’autodétermination Nord du Mali: naissance d’un groupe armé opposé à l’autodétermination
Mali: le flou autour de Yoro Ould Daha, cadre du Mujao arrêté Mali: le flou autour de Yoro Ould Daha, cadre du Mujao arrêté
Entretien avec Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, chargé des relations extérieures et des pourparlers inclusifs de la Coordination des Peuples de l’Azawad Entretien avec Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, chargé des relations extérieures et des pourparlers inclusifs de la Coordination des Peuples de l’Azawad
Azawad: entrainement de l’armée Malienne [insolite] Azawad: entrainement de l’armée Malienne [insolite]