L’Algérie et l’or bleu

algerie eau9% des communes, soit 14% de la population, ont accès à l’eau potable uniquement un jour sur trois. A quand de l’eau 24h/24 pour tous les Algériens ? Si à Alger et dans les grandes villes, l’eau coule en abondance, plusieurs communes du pays n’ont pas droit à ce luxe.
Certaines n’y ont droit qu’un jour sur deux (16% des communes), d’autres qu’un jour sur trois, voire même plus (9%). D’après le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, interrogé sur la question en marge de la tenue du 6e Congrès arabe de l’eau, ouvert hier à Alger, «l’Algérie, plus grand pays d’Afrique, a connu beaucoup d’avancées dans le domaine ces dernières années et continue à travailler pour satisfaire tous les besoins». 1

4% de la population ont accès à l’eau potable uniquement un jour sur trois. Selon des statistiques, révélées dernièrement par l’Algérienne des eaux, seuls 22% de la population bénéficient d’une alimentation en eau potable 24h/24 et 24% n’ont accès à l’eau potable qu’un jour sur deux.  «La fréquence de distribution de l’eau dans les 1541 communes est quotidienne pour 75% d’entres elles. Pour les autres, un travail quotidien se fait avec les différents partenaires, mais les 100% de dotation quotidienne par habitant ne seront atteints que dans le cadre du prochain plan quinquennal (2014-2019)», explique encore le ministre. En d’autres termes, il faudra attendre encore. L’eau, souvent source de tension sociale en Algérie, se raréfie et l’impact des changements climatiques est loin d’arranger les choses.
La baisse de la pluviométrie, évaluée à 20% à l’Est, risque d’aller crescendo pour atteindre les 40% à l’Ouest. De quoi accroître l’inquiétude.
«Pour une gestion responsable des ressources»
Au-delà de l’alimentation en eau potable, les enjeux auxquels l’Algérie doit faire face sont nombreux : réalisation de nouveaux barrages, dessalement de l’eau de mer, collecte des eaux usées, transferts régionaux, assainissement, irrigation agricole, etc. «Notre préoccupation majeure est la gestion responsable de cette ressource pour répondre à des besoins industriels, agricoles et domestiques en constante croissance, d’où la nécessité d’une concertation entre les différents experts des pays arabes», déclarait encore le ministre, pour inaugurer le congrès organisé par l’Algérienne des eaux et Arab Courties Water Utilities Association (ACWUA).
Plus de 150 délégations étrangères prennent part à cette rencontre régionale, la première du genre en Algérie, qui se poursuit aujourd’hui. Si le pays revient effectivement de loin en matière de traitement et d’accès à cette ressource, limitée au lende-main de l’indépendance, l’Algérie, pays semi-aride, doit à présent se conformer à une exigence mondiale d’un autre ordre…

Source : El watan

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